Le gouvernement porte l’estocade à l’Education Nationale !

Publié le par section socialiste de Tarbes

Communique de presse

du groupe Socialiste et Républicain

Région Midi-Pyrénées

 

« Solidaires avec le mouvement actuel des enseignants, des chefs d’établissement et des parents d’élèves qui luttent pour la défense du service public de l’éducation, les conseillers régionaux socialistes ne voteront pas les dotations horaires globales (DHG) présentées dans les conseils d’administration des lycées pour 2011. »explique Nicole Belloubet, Vice-présidente de la Région Midi-Pyrénées en charge de l’Education de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Ces dotations horaires globales sont attribuées aux différents établissements par le Ministre de l’Education Nationale puis votées en Conseil d’administration. Ces dotations annuelles déterminent le nombre d’heures d’enseignement par discipline. Cette année, les DHG 2011 confirment la baisse du nombre d’heures d’enseignement, la réduction de postes pour atteindre l’objectif de la suppression d’un fonctionnaire sur deux.

 

« Alors que toutes les études convergent pour montrer que les inégalités scolaires se sont aggravées, le gouvernement persiste dans sa politique de réduction drastique de postes au sein de l’Education Nationale. A l’heure où le Ministre prône la réhabilitation du calcul mental, l’équation est simple :  en 2011, 33 postes seront supprimés dans le second degrés alors que nous aurons 2768 élèves de plus à accueillir. Plus d’élèves moins d’enseignants pour un bilan que l’on connaît : renforcement des inégalités et accroissement de l’échec scolaire » : remarque Thierry Suaud, Président du groupe Socialiste et Républicain.

 

« Il ne faut pas se tromper ce gouvernement de droite fait un choix idéologique de briser le service public de l’éducation.» Thierry Suaud précise : « Alors que la Région a engagé un plan pour équiper l’ensemble des lycées de laboratoires pour l’apprentissage des langues étrangères, 50 postes d’intervenants extérieurs en langues vivantes disparaissent ! Le gouvernement sape ainsi nos efforts visant l’amélioration du niveau linguistique des jeunes, au moment où le Ministre clame vouloir renforcer les compétences des élèves dans ce domaine. »  

 

« La réduction du nombre d’enseignants conduit à élaborer un système éducatif désastreux. Le gouvernement fait le choix, en pleine crise économique et sociale, de considérer le service public d’éducation comme une variable d’ajustement budgétaire, il oublie surtout que c’est de l’avenir de milliers de jeunes dont il est question» : conclut Nicole Belloubet.   

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