Mensonges de l'UMP sur les primaires : décryptage

Publié le par section socialiste de Tarbes

 

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Les primaires sont une formidable avancée démocratique. Si l’UMP tente de déstabiliser les électeurs en mentant sur les primaires citoyennes c’est parce qu’elle en a peur. Elle sait que ces primaires peuvent donner de la force à la dynamique du changement.
 
Alors qu'elle a fait proliférer le nombre de fichiers, augmentant leur nombre de 30% entre 2007 et 2008 (ils sont passés de 34 à 45), et provoquant de très vastes mobilisations citoyennes comme contre le fichier Edvige (devenu EDVIRSP), l'UMP tente aujourd'hui de discréditer un processus démocratique et transparent qui pourrait mener à la victoire de la gauche en 2012.

Les primaires citoyennes apportent toutes les garanties en terme de respect des données personnelles et de respect du droit en vigueur. Décryptage des mensonges de la droite. 
 

1. Un processus respectueux des données personnelles

L’UMP dit que le PS pourra établir une liste nominative des opinions politiques des Français.
FAUX. Les seules données conservées seront celles des électeurs qui auront choisi de laisser leurs coordonnées au PS. Aucune autre donnée ne sera conservée, comme le PS s'y est engagé auprès de la Cnil, qui a confirmé que les primaires respectaient toutes les règles en vigueur.
 
L'UMP croit devoir rappeler que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions ».
Mais en quoi les primaires inquiètent-elles des citoyens pour leur opinion ? Contrairement aux deux décrets publiés le 18 octobre 2009 par lesquels le gouvernement créait 2 fichiers de police supplémentaires et la possibilité de fichage des opinions politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales en cas « d'atteinte à la sécurité publique », tout comme de fichage d'origine géographique, les primaires citoyennes, elles, n'inquiètent aucunement les citoyens pour leurs opinions. 

Ou encore que «le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution». «Il est toujours universel, égal et secret».
On parle donc ici des scrutins républicains et pas des primaires du PS. Par ailleurs, le scrutin des primaires est secret, les isoloirs seront disponibles dans chaque bureau de vote.

L'UMP prétend que "les primaires peuvent servir d’instrument de discrimination ou de clientélisme en fonction de l’orientation politique des citoyens". 
FAUX. Les maires n'auront pas accès aux listes électorales des primaires, qui seront immédiatement transmises sous scellé aux équipes nationales du PS qui prendront en charge leur destruction devant huissier. Par ailleurs si le clientélisme semble être la vision du travail des élus locaux qu'a l'UMP, le PS ne partage pas cette vision archaïque.
 
L'UMP conteste que "les primaires du PS soi(ent) une élection comme les autres". Et allègue que "les primaires du PS ne sont pas pluralistes et n’assurent pas la confidentialité du vote".
Qui a dit que les primaires étaient une élection "comme les autres" ? Le vote blanc ou nul y est par ailleurs tout à fait possible. 

L'UMP tente de faire croire qu'aucune garantie sérieuse n’est apportée sur la destruction immédiate des listes des votants et par différence des non-votants".
FAUX. Les listes seront centralisées sous scellé pour être détruites dès la proclamation des résultats par la Haute Autorité, le PS s'y est engagé, sous contrôle d'huissier, au-delà même des recommandations de la CNIL. Quant à la tentative de salir les primaires citoyennes en attaquant Jean-Marc Ayrault, ce dernier a répondu à cette campagne de calomnie en publiant notamment une copie du courrier que lui avait adressé le Président de la Cnil. «Cette campagne de calomnies des dirigeants de l’UMP qui vise à salir, à travers moi, la procédure des primaires ne fait que discréditer ses auteurs. Les Français leur répondront par eux-mêmes en participant massivement à cette grande consultation démocratique et transparente» a-t-il affirmé. 


2. Des primaires ouvertes

L'UMP tente d'opposer "primaire « ouverte »", et obligation de contribuer à hauteur d'1 euro. Obligation dont elle argue qu'elle vaudra adhésion au PS.
FAUX. En aucun cas la contribution à 1 euro aux frais d'organisation ne vaut adhésion au PS.

"Si les primaires sont un vote ouvert destiné à mobiliser les électeurs au-delà du simple contingent des militants du PS", l'UMP croit pouvoir en déduire " deux implications" : que "le coût des primaires est une dépense électorale et doit être intégré dans le compte de campagne du candidat socialiste".
FAUX.  La commission nationale des comptes de campagne, organisme pluraliste et indépendant chargé du contrôle de ces dépenses a déjà dit le contraire.

L'UMP prétend que "toute mise à disposition gratuite de personnel ou de matériel -urnes, isoloirs etc.- est illégale". 
FAUX. Les mises à disposition ou locations de matériel ou de locaux sont régies par les règles habituelles de mises à dispositions de matériel ou de moyens aux associations ou partis politiques. Les communes peuvent mettre à disposition des partis politiques des locaux communaux selon des modalités définies par le maire, le Conseil Municipal fixant, s'il en est besoin, la contribution due à raison de cette utilisation (article L 2144‐3 du code général des collectivités territoriales). Cette disposition a été rappelée aux Préfets dans la circulaire du ministère de l’Intérieur du 10 janvier, circulaire intitulée "organisation d’élections primaires par les Partis politiques".
 
L’UMP dit demander "que soit levée toute ambiguïté sur le caractère de la primaire" : "vote interne ou vote ouvert".
Si ambiguïté il y a, ce n'est qu'à l'UMP qui pratique tous les amalgames possibles pour tenter de faire peur au sujet des primaires du PS.
 

3. Les valeurs de gauche 

L'UMP s'est inquiétée que les primaires ne respectent pas les grands principes de la gauche. En matière de respect des données personnelles (cf ci-dessus) et en ce qui concerne la contribution de 1 euro requise pour voter.
1 euro de participation aux frais, un suffrage censitaire ? Gonflé de la part du parti qui crée des cercles "gold" de donateurs et qui bénéficie des dons de madame Bettencourt... Si les dons dépassaient le budget d'organisation, effectivement, cet argent serait utilisé pour préparer la présidentielle et le changement pour lequel les électeurs des primaires se seront mobilisés.
 
L'UMP tente de présenter les 10 000 bureaux de vote prévus par le PS comme étant "essentiellement dans les grandes villes quand la France compte 36 000 communes". 
Or il y aura au minimum 1 bureau de vote par canton, presque 1 pour 5000 électeurs... 

Publié dans Primaires citoyennes

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